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LA STIMULATION CEREBRALE PROFONDE (France)

Extraits d'un article de l'Agence Presse Médicale du 18/01/2007

 

Certains d'entre vous ont dû entendre parler, lors de réunions, d'une étude en cours sur la stimulation cérébrale profonde dans le cadre de la maladie de Huntington effectuée au C.H.U. de LILLE.

La stimulation cérébrale profonde semble être une technique faisable dans le traitement de la maladie de Huntington à un stade précoce avec un effet à la fois sur les troubles moteurs et cognitifs, selon des résultats préliminaires qui ont été présentés à la journée extraordinaire de la Société française de neurologie organisée à PARIS le 18 janvier 2007.

Le Dr Krystkowiak du C.H.U. de LILLE et des collègues, avec la participation du Réseau Huntington de langue française, ont voulu évaluer l'intérêt de la stimulation cérébrale profonde qui est aujourd'hui, lorsqu'il cible le noyau sous-thalamique, le traitement de référence des complications motrices de la maladie de Parkinson.

Dans la maladie de Huntington, ils ont testé cette technique neurochirurgicale en ciblant le globus pallidus externe Le globus pallidus externe et le globus pallidus interne formant le pallidum, ainsi que le striatum formé du noyau caudé et du putamen, le noyau sous-thalamique et la substance noire sont des structures constituant les ganglions de base.
Les ganglions de la base sont un ensemble sous-cortical de noyaux de substance grise situés approximativement au milieu du cerveau. Ils forment avec le cortex cérébral et le thalamus un circuit striato-thalamo-cortical qui joue un rôle fondamental dans la motricité volontaire mais aussi dans de nombreuses autres fonctions cognitives comme l'apprentissage, la mémoire ou les émotions.
car au stade précoce de la maladie, le processus dégénératif atteint de manière préférentielle les neurones inhibiteurs GABAergiques du striatum qui se projettent sur ce noyau cérébral, a expliqué le Dr Krystkowiak.

Les chercheurs ont recruté dix patients pour une étude pilote, et à ce jour neuf ont reçu une implantation bilatérale d'électrodes quadripolaires au sein du globus pallidus externe.

Le Dr Krystkowiak a présenté les données pour cinq patients suivis à six mois.

Ces patients, âgés de 50 ans en moyenne, étaient à un stade précoce, évoluant depuis en moyenne quatre ans, avec des troubles moteurs caractérisés et ne recevant pas de traitement antichoréique.

Les patients ont été évalués de façon randomisée en stimulation et hors stimulation, en double aveugle.

Hormis un patient avec des résultats négatifs, les autres patients ont présenté une amélioration à la fois sur le plan moteur et cognitif, mais aussi sur le plan fonctionnel.
L'échelle évaluant le degré d'indépendance indique que l'ensemble des patients sont restés stables, a indiqué le Dr Krystkowiak, présentant des résultats individuels, sans évaluation statistique.

La stimulation cérébrale a été bien tolérée sur les plans cognitifs, comportemental et général.
Les effets indésirables observés étaient liés au matériel.

"Ces résultats, qui restent encore préliminaires, montrent la faisabilité de cette technique qui pourrait avoir des effets bénéfiques moteurs et cognitifs ainsi qu'une bonne tolérance" a conclu le Dr Krystkowiak, ajoutant qu'il faut encore préciser la cible optimale, les réglages et l'impact à long terme.

Source : site du C.H.U. de LILLE

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Mise en ligne en janvier 2007    /   Contact :    /   Plan du site   /   Archives