| INFORMATIONS SUR LA RECHERCHE
Sur les cellules souches embryonnaires humaines
Maîtriser la capacité proliférative des cellules transplantées (France) - Mai 2009 :
Une étude menée par Laetitia Aubry (Inserm/UEVE UMR-861, I-STEM, AFM), Marc Peschanski et Anselme Perrier sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines Les cellules souches embryonnaires proviennent de l'embryon humain aux tout premiers stades de son développement, quelques jours seulement après la fécondation.
Ces cellules sont dites «pluripotentes» : elles peuvent se répliquer indéfiniment (autorenouvellement), proliférer en culture et se différencier en plus de 200 types de tissus. pour la thérapie cellulaire de la maladie de Huntington a été publiée dans « Médecine Sciences », revue mensuelle internationale de biologie et de médecine qui publie en français chaque mois les informations les plus récentes sur la recherche biomédicale et en santé.
Le problème qui se pose avec la greffe de neurones foetaux est l'accès aux cellules à greffer.
Les foetus, qui proviennent d'avortements, sont disponibles en quantité et aussi en qualité limitées.
Les chercheurs se sont alors intéressés aux cellules souches embryonnaires humaines qui, selon eux, " apparaissent (...) comme des candidates particulièrement intéressantes du fait de leurs deux propriétés cardinales, l'autorenouvellement (...) et la pluripotence, et pourraient représenter une nouvelle arme à la thérapie cellulaire de la maladie de Huntington ".
Cependant, les auteurs de l'étude ont mis en évidence des difficultés quant à leur utilisation, leurs expériences ayant "révélé un processus de prolifération excessive des cellules implantées qui nécessite l'élaboration de mesures préventives " : " à partir de deux mois après transplantation, les greffons striataux issus des cellules souches embryonnaires humaines occupent in vivo un espace important (...) , comprimant (...) les hémisphères cérébraux ".
Ils précisent que cette activité proliférative, perdurant après transplantation, ne semble pas liée à des anomalies mais sont bien des conséquences de l'activité proliférative normale des précurseurs neuraux transplantés.
"La maîtrise de la capacité proliférative des cellules transplantées reste insuffisante, appelant à la mise en place de mesures de contrôle parfaitement efficaces avant d'envisager toute application clinique ", concluent les auteurs.
Source : Gènéthique - 29 avril 2009
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Dix modèles de maladies incurables recréés in vitro - Août 2008 :
Une semaine après que deux équipes américaines aient réussi à obtenir des neurones à partir de cellules de peau prélevées chez des personnes atteintes de sclérose latérale amyotrophique, une autre équipe de chercheurs ( Institut des cellules souches de Harvard) a annoncé, le 7 août, sur le site Internet de la revue Cell , avoir obtenu des lignées de cellules souches correspondant à dix maladies génétiques ou dégénératives.
Dirigée par le Docteur George Q. Daley, cette équipe a, dans un premier temps, prélevé des cellules de peau ou de moelle osseuse chez des personnes souffrant de diverses affections pouvant être relativement fréquentes, comme la maladie de Parkinson, le diabète de type 1 ou la trisomie 21.
Il s'agit aussi de pathologies plus rares, parmi lesquelles la chorée de Huntington, plusieurs formes de myopathies, la maladie de Gaucher ou celle, due à un grave déficit immunitaire, dite des "bébés-bulles".
Tout en se gardant bien de fixer des échéances quant aux éventuelles applications thérapeutiques que permettraient ces résultats, les chercheurs se félicitent de cette avancée qui ouvre de " larges perspectives dans la compréhension des mécanismes pathologiques et dans la recherche de nouvelles voies thérapeutiques ".
" Afin d'accélérer la recherche médicale, nous souhaitons désormais produire des lignées cellulaires pour un très grand nombre de maladies à la fois pour notre équipe, nos collaborateurs, mais aussi pour l'ensemble de la communauté scientifique.
Notre travail n'est que le début d'une entreprise qui permettra d'étudier des milliers de maladies dans des boîtes de Pétri ", explique le Dr Daley.
Source : Synthèse de la presse génétique du mois d'Août
Inauguration du laboratoire I-Stem - Septembre 2007 :
* Extrait du dossier de presse :
" Exploration du potentiel des cellules souches embryonnaires humaines normales et mutantes pour le traitement et l'étude de la maladie de Huntington :
Les recherches menées par l'équipe « maladies neurodégénératives » sont centrées sur l'utilisation de cellules souches embryonnaires humaines (hESC) normales ou mutées et ont pour objectifs principaux :
- La validation pré-clinique de l'utilisation de progéniteurs de neurones striataux issus de la différenciation guidée de hESC comme substrat pour la thérapie cellulaire de la maladie de Huntington.
- Le développement d'un nouveau modèle cellulaire humain de la MH , basé sur les cellules neurales dérivées de hESC porteuses de la mutation, pour l'exploration des mécanismes moléculaires et cellulaires de la maladie et l'identification de molécules potentiellement thérapeutiques.
Les travaux de l'équipe ont conduit au développement d'un protocole de différenciation de hESC en neurones du striatum.
Ces cellules striatales obtenues ont été ensuite greffées dans un modèle rongeur de la M.H.
Le but est d'obtenir la maturation du greffon en neurones moyens épineux du striatum car ce résultat n'est jusqu'à présent obtenu qu'à partir de tissus foetaux dont la disponibilité et la standardisation posent problème.
Nous nous intéressons également au problème crucial de la sécurité des greffons neuraux issus de cellules souches embryonnaires humaines par delà leur potentiel thérapeutique.
L'équipe «maladies neurodégénératives» a également engagé des recherches portant sur la modélisation pathologique de la MH à partir de hESC mutantes.
L'approche par transcritpome différentiel et les validations complémentaires qui ont été menées ont permis d'identifier des gènes dont l'expression est modulée par la présence de la mutation.
Certains de ces gènes pourraient être des nouveaux marqueurs de la mutation du gène HD et pourraient servir à mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la maladie.
Nous cherchons également à utiliser des cellules différenciées issues de hESC mutantes comme substrat de crible à haut débit de molécules thérapeutiques en collaboration avec l'équipe « HTS » de I-Stem".
A lire : I-Stem, programme de recherche.
Source : Site I-Stem
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Projet de recherche européen sur les cellules souches - Mars 2007 :
La commission européenne a confié à l'équipe Inserm, dirigée par Marc Peschanski (Unité Inserm 861, I-STEM), un projet de recherche portant sur l'utilisation des cellules souches et ce, pour trois ans (2007-2010).
Ce projet baptisé STEM-HD (Stem cells for therapeutics and exploration of mechanisms in Huntington's disease) s'intéressera à l'exploitation des lignées de cellules souches embryonnaires humaines pour étudier des maladies génétiques, avec pour modèle la maladie de Huntington ; et a pour objectif d'ouvrir la voie à de futurs essais cliniques.
L'objectif fondamental du projet STEM-HD est de comprendre les mécanismes sous-jacents à la maladie d'Huntington, en vue de la mise au point d'une thérapie.
Dans ce cadre, les scientifiques souhaitent atteindre deux objectifs majeurs et complémentaires :
- la description des mécanismes moléculaires impliqués dans la maladie de Huntington,
- l'identification par criblage systématique de chimiothèques de composés dotés d'un potentiel thérapeutique, afin de découvrir des candidats médicaments, dans le cadre de la maladie d'Huntington.
Le projet STEM-HD regroupe 7 équipes issues de cinq pays (Israël, Italie, France, Grande Bretagne, Belgique).
Il fera appel à l'utilisation d'une lignée de cellules souches embryonnaires humaines disponible, dérivée d'un embryon caractérisé comme porteur de la mutation Huntington au cours d'un diagnostic pré-implantatoire.
Les scientifiques pensent effectivement que les cellules souches embryonnaires qui expriment un gène muté relié à la maladie peuvent être utilisées en vue d'une modélisation moléculaire.
Par ailleurs, grâce à l'échelle européenne du projet, les chercheurs pourront bénéficier de larges ressources technologiques.
Source : Inserm, communiqué de presse - 14 Mars 2007
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Autorisation d'importations de cellules souches embryonnaires pour plusieurs équipes de chercheurs français - 24 juillet 2005 :
Des équipes de biologistes de l'INSERM, du CNRS et du CHU de Montpellier ont été autorisées à importer des cellules souches embryonnaires humaines à des fins de recherche par 11 arrêtés du ministère de la Santé publiés le 24 juillet au Journal officiel.
Ces cellules souches pourront être conservées pendant cinq ans.
Parmi ces équipes, les chercheurs de l'Institut de recherche en biothérapie du CHU de Montpellier sont autorisés à étudier les processus permettant aux cellules souches embryonnaires de se transformer en précurseurs de futures cellules cardiaques, hépatiques, pancréatiques ou neuronales.
A souligner pour la région PACA, une unité de l'Inserm, basée à NICE, pourra également faire des recherches dans ce domaine.
Sources : Nouvel Obs – Science et Santé – 28 juillet 2005 / Le Monde du 26 juillet 2005
. Première autorisation d'importation de cellules souches embryonnaires - 17 février 2005 :
L'équipe scientifique dirigée par le Docteur Marc PESCHANSKI va être autorisée à importer, conserver et utiliser des cellules souches embryonnaires humaines à des fins de recherche.
Les recherches du Dr Marc PESCHANSKI concernent la maladie de Huntington. L'objectif est de vérifier que les cellules souches embryonnaires vont pouvoir remplacer les neurones foetaux chez les patients atteints de la MH.
Les autorisations ont été définies par trois arrêtés signés le 15 février 2005 par le ministre de la Santé et le ministre délégué à la Recherche.
Les autorisations portant sur les protocoles de recherche et la conservation des cellules souches seront, selon le décret, délivrées pour une durée maximale de cinq ans.
Ces cellules souches importées devront avoir été prélevées sur des embryons conçus in vitro dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation et ne plus faire l'objet d'un projet parental.
En outre, les recherches envisagées doivent être susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs.
(Sources : APF 17/02/2005 - l'Humanité du 21/02/2005).
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Le projet I-Stem :
L'AFM a décidé, en 2005, de soutenir un programme de recherche : l'Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques sous la direction scientifique du Docteur Marc PESCHANSKI qui a pour objectif la recherche sur les cellules souches embryonnaires, cellules qui présentent les deux caractéristiques précitées de façon illimitée.
Les premiers efforts du projet I-Stem vont porter particulièrement sur la maladie de Huntington, la dystrophie musculaire de Duchenne et la dystrophie myotonique de Steinert.
Les cellules souches, présentes dans l'organisme adulte, se caractérisent par deux principales propriétés :
- La possibilité de se multiplier indéfiniment en donnant de nouveau des cellules souches.
- La possibilité de se transformer sous une certaine pression chimique (dans un milieu de culture donné) en une cellule mature différenciée (qui ne prolifère plus).
Une banque de cellules souches embryonnaires représentant dix maladies génétiques - Janvier 2005 :
L'Institut de génétique reproductive de Chicago vient d'ouvrir une nouvelle banque de cellules souches embryonnaires (ES) qui devrait faciliter les recherches sur dix maladies génétiques.
Les cellules souches proviennent d'embryons mutés, dépistés au cours d'un diagnostic pré-implantatoire, et non transférés.
La banque contient à ce jour plus des 100 lignées de cellules ES normales et 18 lignées de cellules ES avec les maladies génétiques suivantes :
adrénoleucodystrophie, dystrophie musculaire de Duchenne et Becker, anémie de Fanconi du groupe de complémentation A, syndrome de l'X fragile, maladie de Huntington, syndrome de Marfan, dystrophie myotonique, neurofibromatose type I et thalassémie.
Ces lignées sont actuellement utilisées à des fins de recherche et disponibles sur demande.
Source : Newsletter Orphanet - Reproductive Biomedical Online ; 10 (1) : 105-110 ; Janvier 2005
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