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Etudier la technique ARNi comme moyen pour arrêter la production de la protéine
responsable de la maladie (U.S.A.)

 

Le 27 janvier 2011, l'Université du Massachusetts Medical School (U.S.A.) et la société Lundbeck Inc. (U.S.A.) ont annoncé une collaboration de recherche visant une thérapie ciblée aux fins de ralentir ou de stopper la progression de la maladie de Huntington.

Cette collaboration permettra de soutenir un groupe d'éminents scientifiques dans l'étude de thérapies basées sur la technique ARNi comme une méthode possible pour supprimer sélectivement la protéine mutante à l'origine de la M.H.

L'interférence ARN, ou ARNi, est un processus cellulaire naturel capable de réguler l'expression d'un gène aux niveaux transcriptionnel et post-transcriptionnel.

La maladie de Huntington est associée à un gène spécifique, ce qui en fait une cible prometteuse pour une thérapie basée sur l'ARNi car la production de la protéine mutante peut être potentiellement bloquée par l'interruption ou la réduction de l'activité du gène.

« Notre idée de base est que l'ARNi peut être utilisée pour réduire la production de la protéine mutante aux fins de ralentir ou de stopper la progression de la M.H., mais nous supposons également que le silence excessif de la huntingtine pourrait altérer la fonction neuronale en interférant avec des évènements de signalisation essentiels » a déclaré Neil Aronin, principal investigateur de l'étude.

« Cette collaboration de recherche nous permet de tester des "véhicules" thérapeutiques prometteurs basés sur l'ARNi pour abattre sélectivement la protéine mutante dans le but de restaurer la fonction normale des neurones.
Nous avons parcouru un long chemin en poussant cette recherche en avant, et cette prochaine étape avec Lundbeck est extrêmement passionnante
 ».

La technique de l'ARNi est utilisée pour interférer avec l'expression d'un gène spécifique et, dans ce cas là, les chercheurs l'appliqueraient à la protéine huntingtine.

Cette étude pré-clinique multi-facettes progresse au-delà des études préalablement réussies avec les souris, et pourrait amener la thérapie basée sur l'ARNi un pas plus près d'essais cliniques sur les humains.

L'étude évaluera le potentiel des schémas posologiques des petits interférents ARN (siRNA) emballés comme un ARN en épingle à cheveux (shRNA) et transportés par l'intermédiaire d'un virus adéno-associé, "véhicule" thérapeutique prometteur pour délivrer les petits interférents ARN aux neurones.

En outre, les chercheurs travailleront sur l'établissement de la meilleure méthode de distribution dans le cerveau pour une utilisation potentielle des siRNA dans des thérapies cliniques.

Plus spécifiquement, un élément majeur de cette étude sera de mesurer le volume de distribution des shRNAmir dans les tissus du cerveau par des virus adéno-associés.

Cela permettra aux chercheurs d'évaluer la posologie de l'AAV - shRNAmir afin de parvenir à une propagation dans le striatum et à proximité du cortex.

Cette collaboration s'intègre dans le programme de recherche mis en place dans le cadre de la maladie de Huntington aux fins d'identifier et finalement, de commercialiser des thérapies pouvant stopper ou ralentir la progression de cette maladie. ( A ce sujet : article du 19 décembre 2010).

Traduction libre ( Dominique C. - Michelle D.)

Pour en savoir plus sur l'ARNi : article de janvier 2009 - article de novembre 2010

Source : Communiqué de presse de la société Lundbeck du 27 janvier 2011

Mise en ligne le 2 février 2011    /   Contact :    /   Plan du site   /   Archives