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Une nouvelle avancée dans la recherche (Royaume-Uni)

 

Une découverte majeure dans la compréhension et le traitement potentiel de la M.H. a été réalisée par les chercheurs de l'Université de Leeds (Royaume-Uni) en collaboration avec le Dr Cattaneo de l'Université de Milan ainsi que le King's College of London.

Les chercheurs de la Faculté des Sciences ont découvert qu'une des protéines naturelles du corps empêche 57 gènes de fonctionner normalement dans les cerveaux des personnes atteintes de la M.H.
De plus, la nature destructive de cette protéine pourrait être stoppée en utilisant des médicaments qui aident déjà les personnes atteintes de cancer.

«Cette découverte est très passionnante !» commente le chercheur Dr Lezanne Ooi.
«Il est encore tôt, mais nous pensons que notre recherche pourrait entraîner des changements radicaux dans le traitement de la M.H.
Le fait que ces médicaments, déjà utilisés dans le traitement contre le cancer, aient déjà passé le cap des essais cliniques, devrait réduire le temps qu'il faut pour mesurer leur impact sur les patients
».

La protéine Huntingtine naturelle est associée avec la transcription du gène pour BDNF (brain derived neurotrophic factor).
Dans le cas de la M.H., la protéine est associée avec la réduction de BDNF et cette réduction est clairement une pathologie majeure de la maladie ( A lire sur ce sujet).
Les patients consomment des anti-dépresseurs pour essayer de booster les niveaux de BDNF.

Cette étude identifie exactement comment cette réduction se produit.

La protéine Huntingtine, naturellement présente dans le corps, stimule la transcription du gène BDNF à travers l'activation d'un élément répresseur 1/ et un élément silencieux restrictif neurone (RE1/NRSE) sur le promoteur de BDNF.
Il y a un facteur de transcription appelé REST/NRSF qui va rendre le gène de BDNF muet si le facteur de transcription n'est pas séquestré dans le cytoplasme de la cellule par la protéine normale Huntingtine.
Souvenez-vous, la protéine version M.H. s'accumule dans le nucléus de la cellule, REST/NRSF s'accumule aussi et empêche la transcription du gène.

Et ce n'est pas seulement le gène BDNF qui est détruit, mais 42 gènes impliqués dans le développement neuronal, métabolisme, réponse immunitaire du système, etc …
Certaines fonctions des gènes détruits sont encore inconnues.

Les chercheurs ont donc essayé de restaurer la transcription du gène.

Dans cette étude, ils ont introduit le REST/NRSF dominant négatif par un vecteur viral et ont découvert que l'expression du gène a été restaurée dans les 48 heures.

Cela suggère que la thérapie génique pourrait être un traitement efficace pour la M.H.

A ce stade, tous développements dans la compréhension de cette maladie sont les bienvenus, mais cette découverte est particulièrement passionnante car elle ouvre la voie sur la recherche d'un traitement possible en utilisant des médicaments déjà disponibles.

Source : The HDlighthouse du 26 août 2007 (RE1/NRSE Mediated Gene Transcription)
Résumé de deux articles - Traduction libre (Dominique C.)

Mise en ligne le 8 septembre 2007    /   Contact :    /   Plan du site   /   Archives