INFORMATIONS SUR LA RECHERCHE
Le bien-fondé des modèles animaux dans le cadre de la maladie de Huntington
Une étude, réalisée par une équipe scientifique menée par le professeur Ruth Luthi-Carter du laboratoire de neurogémonique fonctionnelle à l'EPFL (Ecole Polytechnique Federale de Lausanne) en collaboration avec des chercheurs des laboratoires de Suisse, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, a permis de constater que les gênes liés à la maladie de Huntington s'expriment à l'identique dans le cerveau des souris et des humains.
Les chercheurs se sont intéressés à un des aspects de la maladie : le dérèglement spécifique des gènes.
Au cours de leurs recherches, les scientifiques ont mesuré le profil d'expression génique de sept modèles de souris transgéniques afin de déterminer exactement le rôle joué par différentes formes et dosages de la protéine huntingtine dans le dérèglement de la transcription des gènes.
Ils ont, par la suite, mis au point une procédure d'analyse permettant de mesurer avec précision le degré de ressemblance entre les profils d'expression des gènes chez la souris et les patients humains.
Ils ont ainsi démontré que les gènes s'expriment de la même façon dans le cerveau d'une souris malade que dans celui de personnes atteintes de la maladie de Huntington.
Plusieurs modèles transgéniques de souris reproduisent ce dérèglement.
Cette découverte, publiée dans le magazine " Human Molecular Genetics " du mois d'août 2007, permet de franchir un pas important dans la validation des modèles animaux, notamment en vue de tests précliniques de médicaments.
Source : Futura-Sciences du 1er août 2007
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